1 octobre 2026

Hoi An fait partie de mes gros coups de cœur de mon mois à moto au Vietnam. Et pourtant, crois-moi, la ville ne m’a vraiment pas accueillie sous sa plus belle robe : après quatre jours de route particulièrement chaotiques pour l’atteindre, j’y ai passé presque trois jours… quasiment sous la pluie. Parfait

Malgré ça, j’ai adoré l’ambiance de cette petite ville du centre du Vietnam. Sa vieille ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses façades jaunes, ses lanternes qui s’allument à la tombée de la nuit… mais aussi les rizières et les petits villages dès qu’on s’éloigne du centre : Hoi An mérite clairement qu’on prenne le temps de s’y arrêter.

Dans ce guide, je te partage donc que faire à Hoi An, les endroits que j’ai réellement découverts, ceux que la météo m’a empêchée de tester, mes conseils pour organiser ton séjour et ce que je ferais différemment aujourd’hui. Le tout avec mon retour d’expérience, parce qu’après quatre jours à lutter contre la pluie, le vent et mes fameuses briquettes pour arriver jusque-là… j’ai deux-trois trucs à raconter. 😂

HOI AN EN QUELQUES INFOS

Photo de présentation article Hoi An
Hyper centre de Hoi An

Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici quelques infos pour situer Hoi An et organiser rapidement ton passage.

📍 Où se trouve Hoi An ? Dans le centre du Vietnam, à une trentaine de kilomètres au sud de Da Nang. La ville est donc très facile à intégrer à un itinéraire qui remonte ou descend le pays.

🏮 Pourquoi Hoi An est-elle connue ? Principalement pour sa vieille ville, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO avec ses maisons aux façades jaunes et ses centaines de lanternes qui prennent clairement tout leur sens une fois la nuit tombée.

⏳ Combien de jours prévoir ? Je te conseille 3 jours minimum. C’est le temps que j’y ai passé et, même avec une météo franchement éclatée, j’ai trouvé ça presque trop court pour profiter de la ville et de ses alentours.

✈️ Aéroport le plus proche : Da Nang. Hoi An n’a ni aéroport ni gare ferroviaire, donc Da Nang sert souvent de porte d’entrée si tu arrives de plus loin.

🛵 Comment se déplacer ? Le centre historique se découvre très bien à pied. Pour les plages, rizières et villages autour, le vélo ou le scooter deviennent beaucoup plus pratiques.

🌦️ Quand venir ? La météo dans le centre du Vietnam mérite vraiment d’être regardée avant de construire ton itinéraire. J’en ai fait les frais avec quasiment trois jours de pluie sur place hahaha. Je t’explique les différentes saisons plus bas dans l’article

QUE FAIRE A HOI AN ? MES INCONTOURNABLES

Hoi An ne se résume pas à sa vieille ville et à ses lanternes, même si soyons honnêtes : c’est ce qui fait une grosse partie de son charme. Dès que tu t’éloignes un peu du centre, tu retrouves aussi les rizières, les petits villages, les plages et une ambiance beaucoup plus calme.

Après presque trois jours sur place suite a une arrivée en moto assez intense, voici ce que je te conseille de voir et de faire à Hoi An.

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Traverser le Vietnam du sud au nord à moto, c’était clairement l’une des plus belles aventures de ma vie… mais aussi une façon de voyager où les imprévus peuvent vite arriver.

De mon côté, je recommande Chapka pour tout type de voyage, que ce soit à moto ou autre. Tu as d’ailleurs un petit cadeau si tu passes par ce lien

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Se perdre dans la vieille ville de Hoi An

S’il y a bien un endroit incontournable à Hoi An, c’est évidemment sa vieille ville. C’est le cœur de la ville et l’endroit où j’ai passé une bonne partie de mon séjour à me balader sans forcément chercher à rejoindre un point précis.

Attends-toi à voir du monde, surtout en fin de journée. Pourtant, je n’ai pas retrouvé le côté oppressant de certaines grandes villes vietnamiennes : ça grouille, mais Hoi An reste à taille humaine. Entre les façades jaunes, les petites ruelles, les temples, les boutiques et les lanternes suspendues un peu partout, tu peux facilement passer plusieurs heures à simplement marcher.

C’est aussi ici que tu trouveras l’un des symboles de Hoi An : le pont couvert japonais, construit à l’origine par la communauté japonaise installée dans la ville. Je te conseille évidemment d’aller le voir, mais pas de construire ta visite uniquement autour des monuments : à mes yeux, le charme de la vieille ville vient surtout de son ambiance générale.

Et si tu peux, reviens une deuxième fois à la tombée de la nuit. Hoi An change complètement de visage lorsque les lanternes commencent à s’allumer le long de la rivière et dans les ruelles. C’est touristique ? Oui, clairement. Mais ça reste quand même l’un des moments que je trouve les plus beaux pour découvrir la ville

Les fameuses façades jaune
Les bateaux de l'hyper centre

Voir Hoi An s’illuminer à la tombée de la nuit

Si la vieille ville est jolie en journée, c’est vraiment à la tombée de la nuit que j’ai trouvé Hoi An la plus belle. Les lanternes s’allument progressivement, les quais se remplissent et des dizaines de petites embarcations commencent à naviguer sur la rivière Hoai.

Tu vas très rapidement être sollicité pour faire un tour en bateau. Très rapidement étant un doux euphémisme haha  Si tu veux tenter l’expérience, ne monte pas directement dans le premier bateau qu’on te propose : renseigne-toi sur le tarif du moment et mets-toi d’accord sur le prix avant de partir.

Personnellement, je ne l’ai pas fait donc je ne vais pas te vendre ça comme une expérience absolument indispensable. J’ai surtout aimé me balader le long de la rivière et observer toute cette agitation depuis les quais.

Et si tu veux éviter la négociation sur place, tu peux aussi réserver ton tour en amont. Ce n’est clairement pas obligatoire, mais ça peut être pratique si, comme moi, tes talents de négociatrice oscillent entre médiocres et inexistants

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Découvrir les marchés de Hoi An

Impossible de parler de Hoi An sans passer par ses marchés. Tu as principalement le marché central en journée et le night market une fois la nuit tombée.

Le marché central est celui que je privilégierais si tu veux observer davantage la vie quotidienne : fruits, légumes, poissons, épices, petits stands de nourriture… Ça bouge, ça négocie, ça mange et ça fait partie de ces endroits que j’adore en Asie parce que tu peux simplement te poser et regarder la vie se dérouler autour de toi.

Le night market est beaucoup plus tourné vers les voyageurs. Tu y trouveras de la street food, des souvenirs et évidemment encore des lanternes. C’est touristique, oui, mais puisque tu seras probablement déjà dans la vieille ville en soirée, autant aller y faire un tour.

Mon conseil : ne choisis pas entre les deux. Ils n’ont pas vraiment la même fonction. Passe au marché central dans la journée puis découvre le night market pendant ta balade du soir

Hyper centre de Hoi An, pas loin des différents marchés

Visiter les temples et bâtiments historiques

Derrière ses lanternes et ses façades jaunes, Hoi An possède aussi un sacré patrimoine historique. La vieille ville a longtemps été un important port marchand où se sont croisées différentes communautés, notamment vietnamiennes, chinoises et japonaises.

Pendant ta balade, tu peux notamment découvrir le pont couvert japonais, plusieurs anciennes maisons de marchands et différentes salles d’assemblée chinoises, dont celle de Fujian 

Néanmoins, je te conseille de ne pas essayer de tout visiter juste pour cocher des cases. Choisis quelques bâtiments qui t’intéressent réellement et garde du temps pour simplement marcher dans les rues. C’est personnellement comme ça que j’ai préféré découvrir Hoi An

Goûter aux spécialités de Hoi An

Bon, autant être honnête : je ne suis clairement pas la personne la plus aventureuse lorsqu’il s’agit de nourriture. Acheter une moto sans savoir la conduire c’est oui, manger quelque chose inconnu au bataillon c’est non. Je n’ai donc pas testé suffisamment de spécialités locales à Hoi An pour te sortir une liste de restaurants « testés et approuvés » juste pour remplir cette partie.

Pourtant, Hoi An possède plusieurs spécialités à découvrir, notamment le Cao Lau, les White Rose ou encore le Mi Quang. Si tu es plus aventureux que moi niveau bouffe (ce qui n’est franchement pas très compliqué)  ne fais donc pas comme moi et profite de ton passage pour les tester. 😂

En revanche, pour ma Vietnam Map, j’ai demandé à mes amis qui vivent au Vietnam de me partager leurs bonnes adresses à Hoi An. L’idée est justement de te proposer des endroits recommandés par des personnes qui vivent ici plutôt que de te sortir trois restaurants trouvés sur Google que je n’ai jamais testés.

🗺️ PAS ENVIE DE CHERCHER TOUTES LES ADRESSES UNE PAR UNE ?

J’ai regroupé sur ma Vietnam Map mes spots à découvrir, bonnes adresses, cafés, restaurants et pépites à travers le Vietnam. Pour Hoi An, tu retrouveras aussi les recommandations de mes amis qui vivent ici et connaissent bien mieux la scène food que moi… Chacun son domaine d’expertise hein. 

👉🏽 Découvrir ma Vietnam Map 🇻🇳

S’éloigner de la foule sur l’île de Cam Kim

Si tu commences à saturer des lanternes et de la foule de la vieille ville, pars faire un tour du côté de Cam Kim. C’est clairement le genre d’endroit que j’aime découvrir en voyage : tu prends ton scooter, tu roules sans forcément avoir un programme ultra précis et tu vois où ça te mène.

Cam Kim se trouve juste de l’autre côté de la rivière et l’ambiance change rapidement. Beaucoup plus calme, beaucoup plus rurale avec des rizières, des petites routes et différents ateliers artisanaux. Depuis notre logement, on avait mis environ 15 minutes en moto pour rejoindre l’île.

Tu peux notamment passer par le village de Kim Bong, connu pour le travail du bois, observer les chantiers de construction des bateaux de pêche ou simplement rouler dans les environs.

Il pleuvait (oui, encore…) le jour où nous y sommes allées donc notre exploration a été plus courte que prévu. Mais si tu as ton propre moyen de locomotion et que tu veux découvrir un Hoi An beaucoup plus tranquille, je te conseille vraiment d’aller t’y perdre quelques heures

 

Si tu préfères découvrir Cam Kim accompagné plutôt que partir au hasard comme nous, il existe aussi des balades à vélo dans la campagne autour de Hoi An. Celle-ci permet notamment de découvrir les villages, les rizières et la vie locale à vélo, avec un guide.

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Découvrir les jardins de Tra Que

Seule au monde

À quelques kilomètres de la vieille ville, Tra Que permet encore une fois de découvrir une facette beaucoup plus rurale de Hoi An. Le village est notamment connu pour ses jardins où sont cultivés différentes herbes aromatiques et légumes utilisés dans la cuisine vietnamienne. C’est aussi l’un des endroits populaires pour prendre un cours de cuisine vietnamienne, souvent associé à la découverte des jardins et des produits utilisés dans les recettes. Tu peux réserver une activite de ce type juste en dessous 

Personnellement, les cours de cuisine ne sont vraiment pas mon activité favorite mais si c’est ton truc, le cadre s’y prête particulièrement bien. Et même sans enfiler un tablier, tu peux simplement découvrir les jardins et les alentours, idéalement en combinant Tra Que avec une balade à vélo dans la campagne autour de Hoi An.

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Découvrir le village de poterie de Thanh Ha

Autre possibilité autour de Hoi An : le village de poterie de Thanh Ha, situé à quelques kilomètres de la vieille ville

Je ne l’ai personnellement pas visité pendant mon séjour (la pluie avait déjà sérieusement réduit notre programme) mais je le garde ici comme alternative si tu t’intéresses à l’artisanat local et que tu disposes d’un peu plus de temps. Tu peux facilement l’intégrer à une journée consacrée aux alentours de Hoi An plutôt que d’en faire une excursion à part entière

Tester les fameux basket boats de Cam Thanh… ou pas

Tu as probablement déjà vu passer ces vidéos de bateaux paniers qui tournent sur eux-mêmes au milieu des cocotiers. C’est du côté de Cam Thanh que tu retrouveras cette activité devenue extrêmement populaire autour de Hoi An. Je ne l’ai pas testée personnellement, ett soyons clairs : on n’est plus vraiment sur la petite expérience secrète perdue au milieu du Vietnam. 😂

Si l’activité te tente, fais-la. Si tu recherches surtout du calme et une ambiance plus rurale, je privilégierais plutôt Cam Kim et une balade libre dans les alentours. Dans tous les cas, renseigne-toi sur les tarifs avant de monter dans un bateau et mets-toi d’accord sur le prix. Sinon, la méthode sereine, tu réserves en amont 

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Toutes mes adresses au Vietnam dans une seule MAP

Si tu n’as pas envie de passer ton voyage à enregistrer chaque lieu un par un, j’ai regroupé mes spots, bonnes adresses et pépites directement dans ma Vietnam Map apres avoir traverse le pays du sud au nord en moto
Hoi An y est évidemment présente, avec mes repères mais aussi des bonnes adresses recommandées par mes amis qui vivent au Vietnam.

Je veux ma Vietnam Maps

VISITER LE SANCTUAIRE DE MY SON DEPUIS
HOI AN

Si tu as suffisamment de temps à Hoi An, tu peux consacrer une demi-journée au sanctuaire de My Son, situé à environ 45 km de la vieille ville.

My Son est un ancien ensemble religieux construit par la civilisation Cham au milieu d’une vallée entourée de montagnes. Le site est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et permet de découvrir les vestiges de plusieurs temples et sanctuaires construits au fil des siècles.

Alors non, ne t’attends pas à un Angkor Wat version Vietnam. Les deux sites n’ont ni la même taille ni le même état de conservation. Mais si tu t’intéresses à l’histoire du pays et à la civilisation Cham, je trouve que My Son apporte quelque chose de complètement différent au séjour à Hoi An.

Prévois au moins 2 heures sur place auxquelles il faut évidemment ajouter les trajets depuis Hoi An. Il y a également un musée à l’entrée : ne le zappe pas directement pour courir vers les temples, il permet justement de mieux comprendre ce que tu vas voir ensuite

Comment aller à My Son depuis Hoi An ?

Plusieurs possibilités s’offrent à toi pour rejoindre My Son depuis Hoi An.

En scooter ou à moto : c’est l’option que je privilégierais si tu es déjà autonome et à l’aise sur les routes vietnamiennes. Compte environ 1h à 1h15 de trajet selon ton point de départ et les conditions de circulation.

Avec un chauffeur privé : plus confortable si tu ne souhaites pas conduire. Tu peux généralement organiser le trajet directement avec ton logement

Avec une excursion organisée : probablement l’option la plus simple si tu veux éviter toute la logistique. Il existe des départs depuis Hoi An, avec ou sans guide selon les formules

Prix et informations pratiques pour My Son

🎟️Entrée : 150 000 VND pour un visiteur international.

🕐 Horaires annoncés : 6 h à 18 h, avec une billetterie qui ferme à 17 h.

🚌 Le billet comprend notamment l’accès au site, le musée, la navette électrique et les représentations culturelles Cham.

⏳ Prévois minimum 2 heures sur place pour ne pas visiter le complexe au pas de course.

🌤️ Si tu peux, pars assez tôt : tu évites une partie de la chaleur et tu gardes le reste de ta journée pour Hoi An.

🎧 Des services de visite guidée sont également disponibles sur place.

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VISITER HOI AN EN 3 JOURS : MON ITINERAIRE

Si tu as 3 jours à Hoi An, tu as déjà suffisamment de temps pour découvrir la vieille ville sans courir partout, mais aussi pour sortir du centre et voir une facette beaucoup plus rurale des alentours.

Jour 1 : vieille ville, marchés et Hoi An de nuit

Pour cette première journée, reste dans le centre historique. Commence par te perdre dans les ruelles de la vieille ville, passe par le marché central, découvre quelques temples et anciennes maisons puis va voir le pont couvert japonais.

Garde volontairement une partie de l’après-midi assez libre : prends un café, balade-toi, retourne dans une rue qui t’a plu… Hoi An est justement une ville où je trouve dommage de vouloir optimiser chaque minute.

En fin de journée, reste dans le centre pour voir les lanternes s’allumer progressivement. Tu peux ensuite traverser le night market, manger sur place et simplement profiter des quais. Si la balade en bateau sur la rivière te tente, c’est évidemment le moment de la faire

Jour 2 : rizières, Tra Que et plage

C'était la tempête mais c'est ok

Deuxième jour : on sort de la vieille ville.

Loue un vélo ou prends ton scooter et pars découvrir les alentours de Hoi An. Tu peux commencer par les petites routes entre les rizières avant de rejoindre Tra Que et ses jardins.

Ensuite, continue progressivement vers la côte pour terminer du côté de An Bang Beach. Avec une météo correcte, tu peux passer une partie de l’après-midi sur la plage et rentrer tranquillement vers Hoi An en fin de journée. C’est probablement la journée que j’aurais le plus aimé faire correctement si la pluie avait décidée de me laisser tranquille haha

Et surtout, pas besoin de reproduire cet itinéraire au kilomètre près. Si une petite route au milieu des rizières te donne envie de tourner à droite, tourne à droite. C’est généralement comme ça que je préfère découvrir les alentours d’une ville

Jour 3 : Cam Kim ou My Son

Les alentours de Cam Kim

Pour cette dernière journée, je choisirais entre Cam Kim et My Son en fonction de ce que tu recherches.

Option 1 – Cam Kim : si tu veux continuer tranquillement, prends ton scooter ou ton vélo et pars explorer l’île. Rizières, petites routes, ateliers artisanaux et village de Kim Bong : c’est l’option que je choisirais pour rester dans une ambiance plus libre et rurale.

Option 2 – My Son : si tu préfères l’histoire et le patrimoine, consacre ta matinée ou une bonne partie de ta journée au sanctuaire Cham. Le site est suffisamment éloigné pour que je préfère lui réserver une vraie demi-journée plutôt que de l’ajouter entre deux activités.

Et si tu restes davantage que trois jours à Hoi An, problème réglé : fais les deux

 

🗺️ Tu veux retrouver directement cet itinéraire sur ton téléphone ?

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COMBIEN DE JOURS RESTER A HOI AN ?

Je te conseille de prévoir au minimum 3 jours à Hoi An. C’est le temps que j’y ai passé et, même si la pluie a clairement réduit notre programme, je n’ai pas trouvé ça trop long. Au contraire.

Après quatre jours assez intenses à moto pour arriver jusque-là, Hoi An était aussi notre étape pour ralentir un peu. La ville s’y prête vraiment  : contrairement à certaines étapes où tu enchaînes les visites, ici tu peux prendre ton temps, retourner dans la vieille ville le soir, partir dans les rizières ou simplement te poser quelques heures.

2 jours, ça peut fonctionner si ton itinéraire au Vietnam est serré : consacre une journée à la vieille ville et une deuxième aux alentours.

3 jours, c’est à mes yeux le meilleur compromis pour une première fois : tu peux découvrir le centre sans courir, sortir vers Tra Que ou la côte et garder une journée pour Cam Kim ou My Son

4 jours ou plus, je ne trouve pas ça absurde du tout si tu voyages lentement. Tu peux ajouter les plages, faire les deux options Cam Kim + My Son, prendre un cours de cuisine ou simplement profiter de la ville sans avoir une activité prévue toutes les trois heures

Bref, si ton itinéraire te le permet, ne traite pas Hoi An comme une excursion express depuis Da Nang. C’est justement une ville où j’ai trouvé agréable de ralentir

OU DORMIR A HOI AN ?

Avant de réserver ton logement à Hoi An, regarde surtout où il se trouve. Entre la vieille ville, les rizières et la côte, l’expérience ne sera clairement pas la même.

🏮 Près de la vieille ville : le plus pratique si tu veux pouvoir tout faire à pied, notamment le soir pour profiter des lanternes et des marchés sans réfléchir au retour.

🌾 Dans la campagne autour de Hoi An : à privilégier si tu recherches davantage de calme, des rizières autour de toi et que quelques minutes de vélo ou de scooter pour rejoindre le centre ne te dérangent pas.

🏖️ Vers An Bang : intéressant si tu viens surtout pour ralentir et profiter de la plage. En revanche, tu seras forcément plus éloigné de la vieille ville.

Le logement que j’avais choisi : Herbal Tea Homestay

Après les quatre jours assez cauchemardesques qu’on venait de passer à moto pour atteindre Hoi An, avec Laura on avait décidé de péter un peu le budget et de prendre un logement plus confortable. Enfin… « péter le budget » à mon échelle de backpackeuse à l’epoque haha 

On avait choisi Herbal Tea Homestay avec une belle chambre, un balcon, une salle de bain moderne et surtout une piscine. Dans notre tête, le programme était assez simple : soleil + piscine + repos après quatre jours sur les briquettes. La réalité ? De la pluie. Encore. 😂

Impossible donc de vraiment profiter de la piscine mais le logement nous a quand même fait un bien fou. La famille était adorable, on pouvait commander à manger directement sur place et surtout… on avait enfin une vraie douche chaude. Après plusieurs jours de route trempées et des douches plus ou moins froides, je peux t’assurer qu’à ce moment-là, ça ressemblait presque à un hôtel 5 étoiles. 

👉🏽 Voir les disponibilités et le tarif actuel du Herbal Tea Homestay

COMMENT SE DEPLACER À HOI AN ?

Hoi An est plutôt simple à explorer et, bonne nouvelle, tu n’as pas forcément besoin d’un scooter. Le meilleur moyen de transport dépend surtout de ce que tu veux découvrir : la vieille ville se fait très bien à pied tandis qu’un vélo ou un scooter devient beaucoup plus pratique dès que tu veux partir dans les rizières ou rejoindre la côte

À pied dans la vieille ville

Pour découvrir le centre historique, tes jambes feront parfaitement l’affaire. C’est même comme ça que je te conseille de visiter Hoi An.

Les distances sont assez courtes et tu profiteras beaucoup plus des petites rues, des marchés et des bâtiments historiques en marchant qu’en essayant de circuler au milieu de tout le monde.

En fin de journée, la vieille ville devient particulièrement fréquentée. Si tu arrives en scooter ou à moto, gare-le à l’extérieur du cœur historique et continue à pied. Crois-moi, essayer d’avancer roue contre roue au milieu de la foule n’apporte absolument rien à l’expérience. 😂

À vélo pour les rizières et les alentours

Le vélo est probablement l’un des moyens les plus sympas pour découvrir les alentours de Hoi An. Les distances entre la vieille ville, les rizières et Tra Que restent raisonnables et tu peux facilement construire une demi-journée sans avoir besoin de moteur. C’est aussi ce que je choisirais si tu veux ralentir un peu et prendre les petites routes plutôt que simplement aller d’un point A à un point B.

Certains logements prêtent ou louent directement des vélos, donc commence par demander au tien avant d’aller chercher ailleurs.

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En scooter ou à moto pour être totalement libre

Évidemment, de mon côté j’avais déjà ma fameuse moto puisque Hoi An était une étape de notre road trip à moto à travers le Vietnam. Pour explorer les alentours, c’est extrêmement pratique. Cam Kim, les plages, Tra Que ou simplement les petites routes au milieu des rizières deviennent très faciles d’accès sans avoir à organiser chaque déplacement.

Si tu n’as pas ton propre deux-roues, tu peux généralement louer un scooter directement auprès de ton hébergement ou d’un loueur en ville. En revanche, ne loue pas un scooter uniquement parce que “tout le monde le fait au Vietnam”. Si tu n’es pas à l’aise sur un deux-roues, Hoi An est justement une destination où tu peux très bien t’en passer grâce au vélo, à la marche et aux applications de transport

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Petit conseil que j’aurais clairement dû suivre moi-même : garde internet sur ton téléphone. Entre Grab, Google Maps et la traduction, ça facilite franchement la vie. J’ai fait une partie de mon road trip sans carte SIM et crois-moi, se perdre au milieu de nulle part sans GPS fonctionne beaucoup mieux dans mon imagination que dans la vraie vie

COMMENT ALLER A HOI HAN ?

Depuis Da Nang

Da Nang est la porte d’entrée la plus pratique pour rejoindre Hoi An. Son aéroport et sa gare permettent d’arriver facilement depuis différentes régions du Vietnam, puis il ne reste qu’à rejoindre Hoi An par la route. Selon ton budget, tu peux ensuite prendre un transfert, un chauffeur privé ou une voiture via une application comme Grab.

Si tu visites les deux villes pendant ton voyage, je te conseille d’ailleurs de les considérer comme deux vraies étapes plutôt que de faire simplement un aller-retour express à Hoi An.

→ Que faire à Da Nang ? Mon guide pour découvrir la ville et ses alentours

En bus ou en van depuis une autre ville du Vietnam

Si tu voyages par voie terrestre, les bus et vans sont très pratiques pour rejoindre Hoi An depuis différentes étapes du Vietnam.

Les liaisons disponibles dépendent évidemment de ta ville de départ. Plutôt que de te donner ici des horaires et des tarifs qui vont changer, je te conseille de comparer directement les trajets au moment de préparer ton voyage.

Et petit conseil : demande aussi à ton hébergement. Au Vietnam, les guesthouses peuvent souvent t’aider à organiser ton prochain trajet ou ton transfert

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Entre les bus, les trains, les vans et les trajets de dernière minute, je préfère clairement avoir une plateforme simple pour comparer mes options au Vietnam.

De mon côté, je recommande 12Go Asia pour regarder les horaires, comparer les trajets et réserver facilement ses transports d’une ville à l’autre. C’est clairement pratique quand tu veux éviter de chercher partout

QUAND PARTIR A HOI AN ?

La météo à Hoi An mérite vraiment d’être regardée avant de construire ton itinéraire, et crois-moi, je parle d’expérience. 😂

Hoi An se trouve dans le centre du Vietnam, une région qui ne suit pas exactement les mêmes saisons que le nord ou le sud du pays. Globalement, la période de février à août est la plus favorable, avec des conditions généralement plus sèches tandis que les pluies deviennent beaucoup plus importantes entre septembre et janvier. Ça ne signifie évidemment pas qu’il fera grand soleil tous les jours pendant la saison sèche ou qu’il pleuvra non-stop le reste de l’année

Et à Hoi An, la météo change vraiment l’expérience. Sous le soleil, tu peux facilement combiner vieille ville, rizières, vélo et plage. Sous une pluie battante, tout de suite… le programme devient légèrement moins ambitieux.

Si tu prépares un voyage à travers plusieurs régions du pays, je t’explique beaucoup plus précisément quand partir au Vietnam selon le nord, le centre et le sud dans mon guide complet sur la météo.

Pendant la saison des pluies, garde également en tête que le centre du Vietnam peut connaître des épisodes météo beaucoup plus importants qu’une simple journée sous la pluie. Vérifie donc toujours les conditions locales à l’approche de ton séjour

MON AVIS SUR HOI AN : EST CE QUE CA VAUT VRAIMENT LE COUP ?

Oui, Hoi An est touristique. Très touristique même. Et pourtant, j’ai adoré.

J’ai trouvé Hoi An assez cocooning, paisible dès que tu t’éloignes un peu des rues les plus fréquentées et surtout très agréable à découvrir sans programme précis. Tu peux passer de la vieille ville aux rizières en quelques kilomètres, partir rouler du côté de Cam Kim, revenir voir les lanternes le soir puis simplement te poser. C’est probablement ça que je retiens le plus : Hoi An ne m’a pas donné envie de courir après les activités mais de ralentir

Si je devais y retourner aujourd’hui, je changerais une seule chose : la météo. 😂 J’aimerais refaire exactement l’inverse de ce qu’on a vécu : prendre un vélo dans les rizières sous le soleil, rejoindre An Bang, explorer davantage les alentours 

Donc oui, à mes yeux, Hoi An mérite clairement une place dans un itinéraire au Vietnam mais je te conseille de ne pas rester uniquement dans la vieille ville. C’est en alternant le centre historique avec la campagne et les alentours que j’ai trouvé la destination la plus intéressante

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Tu as un mois au Vietnam, trois semaines, deux mois en Asie… mais tu ne sais pas vraiment dans quel ordre organiser les étapes, combien de temps rester dans chaque endroit ou ce qui mérite vraiment le détour ?

On construit ensemble un voyage adapté à ton temps, ton budget et ta façon de voyager, avec un itinéraire cohérent et, selon la formule choisie, mes recommandations, bonnes adresses et une Google Maps personnalisée.

 

 cMon aventure : Du paradis à l'enfer

Si tu veux maintenant découvrir comment je suis arrivée jusqu’à Hoi An avec ma propre moto, bienvenue dans la partie un peu moins organisée du voyage hahaha.  Ici, je te raconte la vraie aventure : la route, les galères, les rencontres et tout ce qui ne rentre pas dans un guide pratique.

Tu débarques en cours de route ? Tout a commencé à Hô Chi Minh-Ville, le jour où j’ai décidé d’acheter une moto au Vietnam (alors que j’en avais jamais conduit de ma vie) et de partir traverser le pays avec. Commence par ici si tu veux decouvrir le voyage le plus dur, mais le plus fou de ma vie ! 
Sinon, on reprend l’histoire là où on l’avait laissée : direction Hoi An 

Jour 1 : De Mui Né à Nha Trang, une belle réussite


Lundi 23 janvier, 07h00. 

Ça y est, il est temps de prendre la route pour un peu moins de 800 km afin de partir découvrir Hoi An. Bien évidemment c’est impossible de rejoindre cette dernière en une journée, on le fera donc en 3 jours.

La première étape est aujourd’hui, direction Nha Trang. Une ville à l’ambiance américaine un peu too much à mes yeux, mais ça je t’en parle plus tard. Reprenons. Dernier petit-déjeuner à Mui Né chez notre Mexicaine favorite avec notre appréhension habituelle. Comme d’habitude on se fait un petit briefing, comme une manière de se rassurer je suppose :

« On ne se fout pas la pression, dès qu’on veut s’arrêter, on s’arrête. Si on doit le faire en 7h, on le fera en 7h. »

La durée totale de route est de 05h00. 255 km à tomber.

Première partie du trajet 

Les sacs sont installés sur les briquettes, il fait beau et chaud, adieu les vacances. Il est temps de partir vers de nouvelles aventures. La route est magnifique. On passe devant les dunes blanches, l’une des activités incontournables de Mui Né. Malheureusement on n’a pas le temps de s’y arrêter, on est trop préoccupée par notre journée qui nous attend.

On fait une première pause au bout d’une grosse heure de route. En descendant de la moto, je me brule le mollet avec le pot d’échappement. Je le souligne car ça sera le premier d’une très longue série. Alors cette fois-là on fait gaffe à ma brûlure, mais lors des futurs « accidents » de ce style on va se mettre à en rigoler plus qu’autre chose face à mon manque d’attention. En faite, ça sera même le seul et unique incident de la journée, autrement dit tout s’est très bien passé. La route était top, les paysages magnifiques, une météo clémente, bref on ne pouvait pas rêver mieux pour cette première étape. D’autant plus qu’on l’a fait en 5 heures, comme ce qui était annoncé.

Fried rice pour fêter cette première journée, un classique

Après je ne te cache pas qu’on arrive à Nha Trang avec une fatigue mentale énorme. Garder cette concentration intense pendant 5h c’est quelque chose que j’avais sous-estimé en imaginant cette aventure à moto. On arrive donc à l’hôtel épuisée, en en ayant marre de conduire, mais le sourire aux lèvres. On se tcheck même à l’arrivée pour se féliciter. Une manière de s’encourager pour la suite tout en se soutenant.

La fin de journée sera tranquille. Un fried rice au prix exorbitant pour le pays, et une Big Saigon – la bière locale – de la récup comme on l’appelle avant d’aller se coucher pour le jour numéro 2.

Jour 2 : De Nha Trang à Quy Nhon, l'a descente aux enfers

 

Programme de la deuxième nournée 


Mardi 24 janvier, 08h00.

Même schéma que la veille. Petit déjeuner à l’hôtel (malgré l’absence du buffet) puis on enfile les sacs sur les briquettes. Le téléphone installé sur la moto, le GPS annonce 4h30 de route pour 249 km. Nombre de km similaire à l’étape numéro 1, on se dit que la journée risque d’être à peu près la même, mais on reste tout de même sur nos gardes. Prudence est mère de sureté comme on dit.
Le ciel est voilé, mais pas de pluie pour le départ. La première heure se passe tranquillement et le ciel se couvre de plus en plus. On se prend 2/3 gouttelettes de temps à autre, mais c’est largement supportable pour continuer à rouler.
Néanmoins, plus le temps avance, plus la pluie s’intensifie. Là je dois t’avouer que ça devient de plus en plus compliqué pour rouler. La visibilité est réduite, on se prend comme des petits coups d’aiguilles avec la pluie qui vient s’écraser contre nous et bordel, il fait froid. 

On décide de s’arrêter au bout d’un certain temps, un peu agacée de conduire sous cette pluie qui ne cesse pas. On prend donc un café chez une famille en face d’une station-service, espérant naïvement que la pluie va s’arrêter. Les minutes passent et rien ne se calme, au contraire cela s’intensifie de temps à autre. On comprend vite qu’il va falloir reprendre la route sous la pluie si on veut atteindre notre destination avant la nuit. Avec une appréhension grandissante, on redémarre les motos. Il n’y a pas le choix de toute façon.

Le barrage de police 

On roule toujours sous la pluie. On n’apprécie absolument pas ce moment, mais c’est comme ça. Néanmoins plus on avance plus la situation devient curieuse. Il y a de moins en moins de deux roues sur la route, seulement des voitures et des camions. Ce n’est pas normal.
Au bout d’un certain temps, un policier sur le bord de route nous fait des grands signes, indiquant surement de nous arrêter. Se faire arnaquer par les policiers en Asie est une pratique courante. Des fois c’est justifié, des fois ça ne l’est pas. J’en ai vécu l’amère expérience à Ubud (Bali), ils arrêtaient tous les touristes et trouvaient forcément quelque chose qui n’allait pas pour te soutirer de l’argent.
Cependant cette fois-ci je ne compte pas me faire avoir et… Je trace ma route en passant devant le policier qui ne comprend absolument pas ce qu’il se passe et pourquoi je ne me suis pas arrêtée haha 
Mais bien évidemment, le karma te rattrape toujours mon petit pote. À peine quelques minutes plus tard, 3 policiers sont au milieu de la route avec un barrage installé. Impossible de les snober cette fois-ci, un pic de stress monte en moi.
On s’arrête sur le côté, ils sautent littéralement sur chacune de nos motos en nous prenant directement les clés.

 – Ok la on est dans la merde mdr –  

Me dis-je dans ma tête. Ils font un peu les cowboys, mais j’ai envie de te dire légitime. On ne s’est pas arrêtée auprès de leur collègue juste avant, on est 100% en tort. Attends qu’ils sachent qu’on n’a pas le permis en plus haha, je me dis que l’amende va être salée et que ça va piquer sévère. Ils nous demandent ce qu’on fout la, qu’on n’a pas à être ici et que c’est une route pour les camions et les voitures car on s’apprête à rentrer dans un tunnel. Bref on se prend une mini brasse.

Petit tips d’une backpackeuse qui commence à être expérimentée en Asie : joue le ou la touriste bête. Ça marche toujours mieux que le touriste pseudo rebelle. N’oublie jamais que tu n’es pas chez toi.

Bon en même temps sur ce coup on a pas trop a jouer le rôle du touriste bête, on n’était vraiment pas au courant que les motos n’avaient pas le droit d’être la. Après une discussion un peu lunaire car l’anglais est très approximatif, voilà qu’ils nous ouvrent une sorte de grille pour quitter la route. Le chemin c’est un chemin de moto-cross. On n’y croit absolument pas qu’on doit passer par là.

Bah si apparemment. 

Bon le point positif c’est qu’on n’a pas d’amende, mais le point négatif c’est qu’on doit prendre un chemin boueux sous la pluie et on ne comprend absolument pas ou il va nous mener ?

Une belle rencontre dans la galère

Nous voilà donc parties – sous le rire des policiers, la situation est cocasse pour eux – On s’arrête un peu plus loin, on en rigole en n’ayant absolument rien compris à ce qu’il vient de se passer. Je tente de remettre le GPS – avec maps.me car on n’a pas de carte sim internet – et nous voilà reparties à l’aveugle dans des chemins remplis de flaques énormes. Les briquettes deviennent waterproof malgré elles.

On est dans un village perdu au milieu de nulle part, le GPS ne marche pas, mais voilà que notre ange gardien arrive. Un local en scoot nous ayant repérés. Il a un sac en plastique dans sa main gauche, surement sa nourriture pour le midi. 

n comprend qu’il veut qu’on le suive – c’est quoi cette affaire encore ? – me dis-je une nouvelle fois dans ma tête. Sauf qu’on est en Asie, et en Asie, les belles rencontres se font dans les endroits les plus incongrus. En faite, ce vietnamien nous a ouvert la route pour qu’on puisse reprendre le bon chemin. Il nous demande par motos interposées – Ho Chi Minh or Hanoi ? –  On répond Hanoi. On le suit pendant quelques minutes jusqu’à ce qu’il s’arrête en nous montrant la suite du chemin avec son plus beau sourire.

Bordel quelle mini claque encore une fois ! C’est ça l’intensité de cette aventure à moto. D’une minute à l’autre tu peux te retrouver dans une galère pas possible avec ce barrage, sous la pluie et dans le froid, puis juste après tu fais une rencontre géniale avec ce type qui nous aide alors qu’on ne lui a absolument rien demandé. Je peux t’assurer que vu la galère qu’on subissait depuis le départ, ce local fait un bien fou à notre mental beaucoup trop fébrile à ce moment-là.

La peur reprend le dessus

La route continue, et comme si la météo ne suffisait pas, la conduite devient de plus en plus dangereuse.
Que ce soit les camions ou les voitures – oui malgré l’autre route il y en a sur notre trajet – , sur les grandes lignes droites du Vietnam ils roulent vite, genre très vite. Ils sont plus gros que toi, et c’est à toi de te faire tout petit. Ils passent à vive allure à côté de toi, surtout les camions. Leur façon de conduire est simple : ils arrivent à fond et te klaxonnent pour que tu restes bien sur ton côté, sans ralentir. Ils passent des fois tellement près que ça déséquilibre ta moto. La peur remplace l’appréhension. Il n’y a plus aucun plaisir, on avance avec la peur au ventre. Peur de glisser sur cette route mouillée, peur de se faire faucher par une voiture qui passe trop près. La situation nous dépasse totalement et la première grosse remise en question vient me frapper de plein fouet.

Pourquoi j’ai voulu faire ça ? Pourquoi se mettre en danger « inutilement » de cette façon ?   

Ça en est trop. Les km descendent de manière beaucoup trop lente. On décide de s’arrêter dans un resto sur le bord de route. On ne sait pas ce qu’on va manger, personne ne parle anglais, mais on s’assoit quand même. Il faut une pause pour se « reposer » un peu. 
On parle, surement une manière d’extérioriser toutes les difficultés qu’on rencontre depuis ce matin tout en mangeant une soupe de nouilles avec des bouts de viandes non identifiés. Je crois qu’on ne préfère pas savoir ce que c’est d’ailleurs. Honnêtement ce n’est pas bon, mais ça nous réchauffe un peu avec nos affaires toutes mouillées qui nous collent à la peau.

On n’a pas envie de repartir avec cette boule dans le ventre, mais on n’a pas le choix. On est seules avec nos briquettes perdues dans le Vietnam. On a choisi ce mode de transport, alors on assume, on ferme notre gueule et on avance en essayant de trouver un semblant de mental pour arriver à notre ville étape. Heureusement, on se soutient mutuellement. Et ça, c’est notre plus grosse force.

Appétissant hein ?

Le 1 VS 1 contre le vent

La route reprend, la pluie se calme un peu, mais le vent prend le relai. Honnêtement entre la pluie et le vent je ne sais pas ce que je préfère. Ces rafales qui font bouger la moto sont insupportables et encore une fois on est totalement crispée sur le guidon avec une peur terrible de perdre l’équilibre en se prenant une rafale trop forte. On prend des routes de montagnes, l’océan est sur notre droite, le paysage est magnifique. Mais bordel ce vent nous en met en danger sans arrêt. Il est tellement puissant qu’à un moment je suis littéralement bloquée dans une épingle de virage. Je suis prise dans une sorte de courant d’air ou je n’ai pas d’autres choix que de m’arrêter, de tenir le guidon de toutes mes forces pour éviter que la moto tombe tout en attendant que la rafale s’arrête. Je subis complet en ayant aucun pouvoir sur la situation. Ou je suis placée, si un camion arrive pleine balle tu peux être sur qu’il fait un strike. 
Lau est aussi bloquée quelques mètres avant. Ça y est, j’ai pu repartir de ce virage de l’angoisse. Je ne fais que fixer mon rétro gauche, attendant de voir Lau arriver. Quelques secondes passent et c’est bon, elle arrive. Quel soulagement ! Je veux juste arriver, ça en est trop.


L’arrivée à Quy Nhon (enfin)

On fait un dernier arrêt pour une pause pipi. Il doit rester approximativement 40 min de route et nous sommes désormais face à une course contre la montre pour arriver avant la nuit. Les phares de nosmotos ne sont pas des machines de guerre, on ne voit pas grand-chose avec. Hop un stress supplémentaire, comme si la journée n’avait pas été suffisante 😂
Ça y est, sous une nuit grandissante, on voit enfin Quy Nhon, comme un oasis au beau milieu du désert – plutôt humide ce désert –  Notre hôtel est un peu en extérieur de la ville. La fin de la route semble interminable – comme la journée tu me diras, mais en ++ – , on traverse le centre, ce bordel géant sur les routes. On traverse deux ponts, se battant encore une fois contre le vent, mais cette fois-ci on n’a pas besoin de s’arrêter. L’hôtel est plus qu’à quelques minutes désormais. Il fait nuit noire, mais on arrive ENFIN. 6h30 de route pour 249 km. Qui dit mieux ?
On gare les motos, on fait le check in. Complètement assommée de la journée qu’on vient de passer, mais tellement soulagée d’y être arrivée. On rigole de toutes les merdes qu’on a eues, un rire surement nerveux tu me diras. Ni une ni deux on ouvre les canettes de bière qu’il y a dans le mini bar et on trinque à « cette journée de l’enfer ». 

La pluie a repris de plus belle et c’est littéralement une tempête dehors, mais on s’en fout, on est désormais en sécurité. Le reste de la soirée sera encore plus calme que la veille. Hors de question de reprendre les motos. On se fera livrer food panda.
Dommage la ville avait l’air sympa, mais la fatigue est trop forte.

Jour 3 : De Mui Né à Nha Trang, une belle réussite

 

Troisième jour 

Mercredi 25 janvier, 8h00. 

New Day, nouvelle journée de route. Initialement, on devait arriver à Hoi An le soir. Quy Nhon – Hoi An c’est 300 km pour 6h de route d’après google maps. Autrement dit, c’est censé être notre plus grosse journée. Vu les péripéties de la veille, tu te doutes bien qu’on a modifié nos plans car c’est très simple, on ne va pas y arriver. À un moment donné il faut être lucide sur la situation vu notre fatigue mentale et physique 

On n’est pas sur une course, alors on retarde l’arrivée d’un jour sur Hoi An. Ce soir on fait une nouvelle ville étape : direction Quang Ngai. 175 km pour 4h de route. C’est plus prudent vu la fatigue accumulée. Rapide petit-déj à l’hôtel et direction le centre-ville pour aller faire la vidange de nos briquettes. Et oui on a déjà fait plus de 500 km depuis Mui Né, ville de notre dernière vidange. 

Je ne te cache pas que le moral n’est pas ouf ce matin. D’un côté on se dit qu’on ne pourra pas avoir pire – mdr les personnes naïves – mais en parallèle on a beaucoup d’appréhension sur les conditions de route qu’on peut avoir aujourd’hui. Clairement on n’a pas le mental pour subir une nouvelle journée comme la précédente. Cependant il faut y aller. Alors on boucle les sacs, on prie notre bonne étoile et on part en direction du centre pour trouver un garagiste. 

3 garagistes en 2h, qui dit mieux ?

Après s’être perdue mutuellement dans un rond-point avec 10 000 personnes dessus – la recherche aura duré bien 20 min avant de se retrouver, car oui on n’a toujours pas internet sur nos téléphones haha –  on trouve un garagiste qui est adorable. Il fait un check up complet, il est consciencieux et surtout il ne cherche pas à nous arnaquer !!! Tu sens les traumas de mon garagiste à Da Lat ? Totalement.

Malheureusement il n’arrive pas à réparer mon démarreur électrique, mais il a réussi à faire tout ce qu’on lui avait demandé. Cœur sur cette personne ! Nous voilà donc prêtes à quitter Quy Nhon. Une ville que je ne connais pas, mais que j’ai bien aimé !
Ça fait à peine 20 min qu’on roule et voilà que Lau me double en me disant que mon pneu arrière est à plat. Ah, le voilà le premier problème de la journée ?
Je trouve un garagiste le long d’une ligne droite interminable, il ne parle pas un mot d’anglais et malheureusement on ne se comprend pas. Il pense que mon pneu est dégonflé, il me le regonfle et me voilà repartie. Bien évidemment le pneu est à nouveau à plat quelques minutes plus tard. On est sur un semblant de ville, il n’y a pas grand-chose aux alentours, encore un coup sur le moral avec cette galère dès le début de journée… On avance doucement pour trouver un autre garagiste. Bim, Lau me double une nouvelle fois en me disant qu’il y en avait un sur la gauche ! On s’arrête. Un petit bonhomme adorable qui ne parle pas anglais. Il croit lui aussi qu’il faut juste regonfler mes pneus. S’enchaine alors un discours entre deux sourds pour essayer de se faire comprendre. La situation en est même drôle et il finit par comprendre que ma roue est crevée !

Garage numéro 1 à Quy Nhon Garage numéro 3 je ne sais ou 

Il vit surement avec sa maman. C’est elle qui vient nous donner de minuscules chaises d’enfant pour qu’on puisse s’asseoir en attendant qu’il répare la roue. Encore une fois, un moment de galère devient un beau moment de partage malgré la barrière de la langue. Ils sont tellement souriants, ça nous donne de nouveau du baume au cœur face aux difficultés rencontrées. Cette aventure est un véritable ascenseur émotionnel je te jure. 

Bref, on patiente pendant une bonne heure, en parallèle avec Lau on parle. Le temps passe même assez vite, il ne manquait plus que les Gin To et clairement on était en plein apéro à refaire le monde. Qui aurait pu croire que ce moment galère allait même nous faire du bien au moral ? Pas nous en tout cas.

Cependant, je m’attends à payer une somme astronomique, mais je m’en fous. Ma roue est réparée, on va repartir sereine et c’est tout ce qui compte. Il m’écrit sur un bout de papier le montant : 150 000 dôngs. Soit même pas 6€. Je n’y crois pas. C’est tout ?

Le fils et sa maman nous sourient, encore. Je te parle d’un vrai sourire. Sincère, honnête. Putain quelle claque, quelle leçon d’humanisme de la part de ses locaux. Tu ne peux pas savoir comme ça fait du bien ces moments d’échanges tellement simples. Oui c’est juste un sourire, mais des sourires comme on ne voit plus en France. Et si tu as déjà été en Asie, je suis certaine que tu vois de quoi je parle. 

La briquette de Lau qui fait 0 caprices

On part, il pleuvine, mais rien comparé à hier. Au bout d’un certain temps, on s’arrête dans une sorte de cantine pour manger une nouvelle soupe en ne sachant toujours pas ce qu’on mange. Il se met à pleuvoir de plus en plus, on s’est arrêtée au bon moment. Le repas est dans une meilleure ambiance que la veille, on rigole car on ne sait pas ce qu’on mange. On est fatiguée et mouillée, mais on le prend avec le sourire. Oui on fissure un peu, mais on tient le bon bout. Ça va le faire.

Singing in the rain

Il faut repartir. On est en milieu d’après-midi, il reste encore de la route et la nuit arrive tôt en Asie. On roule, fracassée, mais on avance. Il reste 70 km. Pourquoi j’arrive précisément à te dire combien il nous reste de km ? Car c’est à ce moment-là que l’enfer revient sur la route. 

Le vent se faisait de plus en plus présent, et là on se reprend une pluie intense sur la tronche. Sans déconner j’ai l’impression qu’on s’est pris 5 000L d’eau sur la tête. Mais on n’a pas d’autres choix que d’avancer, la nuit commence à tomber et la situation devient donc de plus en plus stressante. On ne voit rien. On a 0 visibilité, avec la lumière des phares des autres voitures c’est encore pire et on est trempée. La pluie est tellement intense qu’on est obligée de s’arrêter sur le perron d’une maison. Il fait nuit noire ça y est, et il nous reste 40 km. Impeccable. Encore une fois c’est parti en sucettes en tellement peu de temps, c’est fou.

Ne me demande pas pourquoi, mais pour ces derniers kilomètres je trouve un mental d’acier. Mon sauveur ? La musique dans mes oreilles.

Je me suis complètement déconnectée de la situation merdique dans laquelle nous sommes et je suis dans ma bulle avec ma musique qui me motive. Et malgré la pluie battante, ça marche. On avance avec difficulté et lentement, mais on avance. D’autant plus que cette fois-ci, c’est plus Lau qui est en difficulté. Hier elle a réussi à garder le mental pour deux, alors cette fois-ci c’est à mon tour de faire pareille. Vraie team. 

Ça y est, on arrive enfin – toujours sous une pluie battante au logement –  Le gérant nous attend littéralement les bras ouverts avec un grand sourire. Il est assez amusé de la situation en nous voyant arriver complètement trempées. Il nous fait un câlin, comme pour nous féliciter. Une façon de nous dire que ça y est, on est arrivée à notre destination. On est éreintée, fatiguée, frigorifiée, et ce type tente de nous apporter du soutien moral comme il le peut. 

Repas 5 étoiles

Encore une journée assez compliqué… Honnêtement, heureusement qu’on arrive le lendemain. On est tout simplement à bout de force de tous les éléments naturels contre nous depuis 2 jours. La soirée sera une nouvelle fois très calme, et sans repas cette fois-ci. La pluie est tellement forte que les services de livraison ne fonctionnent pas. On est peu avant l’entrée de la ville, il n’y a donc rien autour et il est hors de question de reprendre la moto, même pour 5 min. 

Il y a un café en face de la Guest house, le repas sera donc liquide à base de smoothie mangue et fruits rouges. Au moins, on fait des économies sur le budget même si je t’avoue que sur le coup je suis dépitée.

Conduire X temps sous la pluie c’est ok, rater un repas c’est non 😂

Jour 4 : De Mui Né à Nha Trang, une belle réussite

 

Dernier jour 

Jeudi 26 janvier, 08h00.

Le réveil sonne, aujourd’hui pas de petit déjeuner à l’hôtel, ça sera juste un café en face du logement. Ce même café qui a été notre repas hier soir. On est en diet forcée 😂
Il est temps d’arriver, on est clairement à bout. Deux jours de pluie totale et je ne t’explique pas l’état des affaires. TOUT est mouillé, rien ne sèche vu l’humidité omniprésente dans les chambres de nos logements. On connait tous cette sensation plus que déplaisante de remettre des affaires mouillées sur soi… Mais comme on se le répète sans arrêt, on a voulu ce mode de transport alors on cherche du mental et on ferme notre bouche.
Hoi An est à 195 km pour 2h de route. Autant dire rien avec ce qu’on a traversé. Il ne pleut pas même si le ciel est couvert, ça va le faire. 

Il ne peut pas y avoir pire ! 

Phrase que j’adore répéter à Lau, surement aussi pour me rassurer de manière totalement inconsciente. On ne va pas épiloguer 30 ans, j’en ai déjà assez raconté, mais pour ce trajet tout a été comme sur des roulettes ! Et tant mieux j’ai envie de te dire !!
Nous arrivons pour visiter Hoi An sous le soleil, improbable ! Bon ça sera le seul moment du séjour ou on verra le soleil. Oui, on a passé littéralement 2 jours entiers sous l’eau. TRÈS TRÈS frustrant… 
On prend un vrai repas, et crois-moi qu’il a été apprécié celui-ci vu la frustration du diner de la veille. Le reste de la journée a été plus que tranquille en visitant la vieille ville et en terminant dans un bar – bien évidemment – à discuter de moultes sujets. 

La prochaine étape est dans 3 jours, direction Da Nang. 

 

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