28 ans Adepte du sac a dos Passionnée du monde mais surtout d’Asie À nous deux, voyageur. Si tu es ici, c’est que mon blog sur l’Asie a piqué ta curiosité. Tu te demandes sûrement qui je suis pour que tu envisages de suivre mes conseils pour ton prochain voyage. Qui suis-je ? Une question légitime. Je vais tâcher de t’y répondre en te partageant mes expériences qui m’ont menée là où j’en suis aujourd’hui. Tu vas très vite le remarquer, le professionnel et le personnel ont rapidement fusionné pour créer Casslaroutine.

ETAPE 1 : LA MARTINIQUE

Une destination pas vraiment voulue. En réalité, j’y suis arrivée totalement par hasard. Allez, on remonte le temps. Après le bac, j’intègre un BTS Tourisme sans grande conviction. Tout ce que je savais, c’est que je voulais voyager, et le domaine du tourisme me semblait le plus simple pour assouvir cette envie. Ce BTS comprenait deux stages, à réaliser en France ou à l’étranger. Me voilà donc, seule, à 20 ans, en train de décoller pour mon tout premier stage en tant que réceptionniste dans un village Pierre & Vacances en Martinique. Petite anecdote sur ce premier voyage : il faut savoir que j’ai une grande peur de l’avion. (Bon, avec les années, j’ai fini par accepter mon sort : si l’avion doit tomber, qu’il tombe). Mais à 20 ans, cette peur était encore plus présente. Et histoire de bien pimenter mon baptême de l’air, mon vol, initialement prévu avec une escale, s’est transformé en un périple à deux escales : Lyon-Nice-Guadeloupe-Martinique, au lieu de Lyon-Paris-Martinique. Résultat ? 15 heures de retard, une arrivée sans valise… Bref, une entrée en matière mémorable pour mon tout premier voyage ! Deux mois plus tard, c’était déjà la fin. Ce stage a été très enrichissant, autant professionnellement que personnellement. C’était la première fois que je vivais loin de chez moi et de mes proches, mais j’ai aussi fait de belles rencontres tout au long de cette aventure. Le combo gagnant. Une semaine après mon retour en France, comme beaucoup de jeunes voyageurs, j’avais déjà envie de repartir. Non seulement j’adore voyager, mais ce que j’aime encore plus, c’est être bousculée et sortir de ma zone de confort. Bon, dans ce cas précis, on ne va pas se mentir : partir en stage dans un hôtel en bord de plage, c’est tout de même une zone de confort assez… confortable ! Mais à 20 ans, c’était déjà une sacrée expérience.

ETAPE 2 : LA LAPONIE FINLANDAISE

Après mon stage en Martinique, je rentre en deuxième année. Mon école est en partenariat avec une entreprise appelée Lapland Safaris. Chaque année, 10 élèves de deuxième année sont sélectionnés pour faire un stage dans cette agence réceptive. Et en 2018, devine qui a eu la chance de figurer sur cette fameuse liste des dix ? ? Cette destination peut en faire rêver plus d’un, mais elle peut aussi en refroidir certains (sans mauvais jeu de mots). À 21 ans, je pars donc en Laponie finlandaise pour deux mois. J’ai la chance d’être guide dans l’un des plus beaux endroits de la planète. Mes semaines se résument à accompagner des vacanciers en motoneige dans la nature profonde de la Laponie, à faire des balades en raquettes dans la forêt, ou encore à guider des excursions en chiens de traîneaux. Bref, quelle belle vie. Ce stage m’a permis de répondre à l’une des questions les plus importantes que je me posais depuis le début de mes études, et ça, ça n’a pas de prix. Oui, voyager, c’est incroyable. Tu découvres, tu rencontres, tu t’ouvres au monde. Mais au final, pourquoi fait-on tout ça ? Voyager pour voyager, c’est bien, ça t’apporte énormément sur le plan personnel, mais il doit bien y avoir une finalité, un but précis. À ce moment-là, je suis à la fin de mon BTS Tourisme. Je ne sais toujours pas exactement ce que je veux faire de ma vie, mais je commence à comprendre pourquoi je suis dans ce domaine. Et cette révélation, je la dois à une vacancière. C’est le moment de l’anecdote de cette étape de ma vie : Avec ses deux enfants, j’ai partagé des activités typiques : balade en motoneige, visite du village du Père Noël, promenade en chiens de traîneaux, et bien d’autres. À la fin de son séjour, elle m’a remerciée pour mon travail. Elle m’a expliqué que venir ici était un rêve pour elle, un rêve qu’elle avait économisé pendant des années pour réaliser avec ses enfants. Face à elle, emmitouflée comme un Bibendum avec toutes mes vestes pour affronter le froid, j’ai pris conscience de la chance que j’avais. Ce rêve qu’elle vivait était ma routine du moment. J’étais même payée pour ça. A 21 ans, c’était fou. Ce moment m’a aussi permis de comprendre une chose essentielle : si je veux explorer le monde, ce n’est pas seulement pour m’enrichir personnellement. C’est surtout pour pouvoir, un jour, partager ces expériences et offrir à d’autres la possibilité de s’évader, ne serait-ce que l’espace de quelques jours. Désormais, je sais pourquoi je veux voyager. Mais mes ambitions restent encore floues : devenir guide ? Créer des voyages ? Travailler en agence ? Je rentre de Laponie avec des réponses, mais aussi avec de nouvelles questions. Fraîchement diplômée d’un BTS Tourisme, je vois arriver l’été avec une soif d’aventure intacte. Alors, c’est décidé : cet été-là, je pars en Écosse et en Irlande du Nord pour un mois ! Il faut savoir que le camping sauvage est autorisé là-bas. Tu vois où je veux en venir : un joli road trip en sac à dos et en tente. On sort de sa zone de confort. C’est la première grande aventure que je prépare seule. Je planifie tout : les vols, le bateau jusqu’à Belfast, les bus pour me déplacer, les différents spots à voir, les activités à faire, le budget. Je passe des heures à organiser ce voyage parfait… et j’adore ça.

ETAPE 3 : L’ECOSSE

En parallèle, il faut financer le voyage. Je décroche donc un job d’été comme agent d’entretien dans un abattoir. Pas vraiment par choix : c’est ça ou je renonce à ce trip. Vu les horreurs que j’ai pu voir, je peux t’assurer que je me suis accroché de toutes mes forces à ce voyage pour tenir jusqu’au bout. Peut-être que tu comprends mieux maintenant mon attrait pour la protection animale ? Août arrive, enfin ! Je pars avec mon meilleur ami et son frère, sac et tente sur le dos. À 22 ans, j’ai organisé mon tout premier voyage en mode « backpacker ». Un road trip intense, fait de camping sauvage, exactement comme je l’avais rêvé. Cette aventure a réveillé encore plus ma soif de sortir de ma zone de confort et de me confronter à des défis loin de chez moi. Une fois le road trip terminé, je rentre en 3e année d’études supérieures : Bachelor Business Management, responsable d’agence commerciale, avec une option Tourisme. Cette année s’avère un peu frustrante, car il n’y aura pas de stage à l’étranger. Cette fois, je reste proche de ma région. Après avoir eu une expérience en hôtellerie et dans une agence réceptive, il est logique que je me tourne vers une agence de voyages / tour-opérateur. C’est pour moi un passage obligé. Pendant six mois, je vais donc organiser des voyages, les vendre, et plonger dans l’essence même du tourisme. Mais en parallèle, un projet commence à prendre forme. Il me faut un objectif clair pour la suite, car après ce Bachelor, j’ai décidé de ne pas poursuivre mes études. Pourquoi ne pas vivre une version XXL de mon aventure en Écosse ? C’est comme ça qu’est né mon projet : six mois en Asie. Rebelote, je me charge de tous les préparatifs. Le Bachelor en poche au mois de juillet, j’ai six mois pour financer ce projet estimé à 5000 €. Le compte à rebours est lancé. Le 31 décembre 2019, 18 h, je quitte Saint-Étienne (et interdiction de se moquer de ma ville natale) en direction de Paris. Le 1er janvier 2020, il est 9 h et je monte dans l’avion. J’ai 23 ans et je m’apprête à réaliser un rêve sur lequel je travaille depuis un an.

ETAPE 4 : LE COVID A FOUTU LE BORDEL

Deux mois à explorer Bali, Singapour, la Malaisie, la Thaïlande, et enfin un retour à Bali, qui s’avère être un véritable coup de cœur. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Je vis un rêve éveillé sur un continent qui me bouleverse par son humanité et sa richesse culturelle. Je suis dans une sorte de nouveau monde qui me convient beaucoup mieux. Mais voilà, le Covid décide de faire son apparition. On en entend parler depuis janvier, mais personne ne prend ça vraiment au sérieux. Ce que je vis avec mes amis est bien trop intense et beau pour se laisser distraire (Il faut bien que la jeunesse du backpack se fasse hahaha). Cependant, autour du 10 mars, tout commence à partir en vrille : fermetures des frontières en Asie et en Océanie, et adieu les potentiels projets de PVT. Avec mon acolyte du voyage à ce moment la, on refuse de baisser les bras. On regarde quels pays sont encore ouverts, on envisage même l’idée d’être bloqués à Bali pour une durée indéterminée. On plaisante sur le fait de manquer de fromage ou de vin rouge... On rigole, mais la réalité finit par nous rattraper. Je sens que je commence à décrocher du voyage, que je ne suis plus complètement dedans. L’angoisse monte : où ça va nous mener tout ca ? La question qu’on redoutait finit par s’imposer : on reste à Bali ou on rentre ? Pour ma part, la décision est prise. Si quelque chose arrive à mes grands-mères et que je ne suis pas là, je ne pourrais pas me le pardonner. Depuis l’autre bout du monde, en lisant les articles des médias, j’ai l’impression que c’est une véritable hécatombe en Europe et en France. C’est l’inconnu total, et cet inconnu est terrifiant à cette période la. J’achète donc mon billet retour, avec une grosse partie de moi qui refuse de rentrer. Le 15 mars 2020, je fais mes adieux à cette nouvelle vie, le cœur très lourd. Le 17 mars 2020, je suis de retour en France, avec une seule promesse en tête : revenir dès que tout ira mieux. Avant de partir en Asie, j’avais décroché un nouveau boulot dans le monde de la nuit et de la restauration. Avec mon expérience dans le tourisme et la restauration, je pensais avoir des bases solides. Mais en mars 2020, ces deux secteurs sont à l’arrêt total. Je fais quoi, du coup ? C’est là que Casslaroutine est née. Moi qui passais mon temps à créer des programmes de voyage bien rangés dans des fichiers Word, je décide de les mettre en valeur et de les partager sur un site. Pour être honnête, ce projet me donnait aussi une raison de me lever chaque matin pendant cette période. ET MAINTENANT Aujourd’hui, je partage ma vie entre l’Asie et la France. En France, je travaille six mois pendant l’été comme barmaid dans une boîte de nuit, et l’hiver, je reprends la route de l’Asie une fois les caisses renflouées. En parallèle, je développe ce blog en mettant en avant mes expériences et des itinéraires, infos, prêts à l’emploi. J’essaie de m’éloigner du voyage classique pour apporter une véritable plus-value à ce site. Par exemple, j’ai traversé une partie de l’Asie du Sud-Est à moto en totale autonomie alors que je n’avais jamais conduit de moto de ma vie. Une idée complètement débile sur le papier, mais qui s’est révélée être une aventure d’une intensité incroyable que je ne regrette absolument pas. Cette épopée a commencé au Vietnam, si ça t’intéresse. Et puis, j’ai aussi réalisé un rêve d’enfant : rejoindre l’Asie par la terre en empruntant le mythique Transsibérien. Ces expériences m’ont transformée. Elles m’ont fait changer ma vision du monde, m’interroger, évoluer, grandir… et pour moi, c’est ça, l’essence même du voyage. Bienvenue sur un blog où il est interdit de s’arrêter de rêver. Si quelqu’un avait dit à la petite fille de Martinique que je réaliserais tout ça avant mes 30 ans, je ne l’aurais jamais cru. Cliché certes, mais bien réel. J’espère que mes dossiers t’aideront à organiser ton propre voyage en Asie et que ce continent t’apportera autant qu’il m’apporte chaque jour. Si tu as des questions sur un pays ou un projet que tu souhaites qu’on réalise ensemble, n’hésite pas à me contacter via mes réseaux sociaux.

Merci d’avoir pris le temps de me lire. Cass